Cocktail de soirée #2

August 6th, 2010 No Comments »

- une grenouille
- une robe à petits coeurs
- des tongs bleu turquoise
- du rouge, du rose, du blanc
- du tarama et des pancakes
- la crème des amis
- deux parrains
- à boire, à manger, à écouter, à regarder, à commenter
- par terre on est bien
- un concert qui rocks le salon
- un powerpoint pour rien
- 740 photos
- windaube sept sucks (surtout sur eeePC)
- confidences et quiproquos dans la cuisine-aquarium
- deux grands absents
- une grosse déception
- des compliments
- un gros câlin
- même pas mal au crane
- le mardi c’est permis

Bonus : débriefing à la cool avec les voisins-parrains le surlendemain.

(Vivement la prochaine début décembre, sauf si vous en réclamez une plus tôt ^^ )

August 3rd, 2010 No Comments »

[Point de départ.]

C’est un p’tit bar dans une rue anonyme, une vieille dame au dos courbé qui tient son zinc tous les jours, accompagnée de son chat en laisse trop touffu. Un endroit un peu crade, un peu bordélique, mais il s’y sent chez lui. Un peu dépendant, à vrai dire.
Il la regarde intensément, elle lui raconte sa vie entièrement. Je reconstitue le puzzle photographique. Je souris.

Si semblables dans la volonté de ressentir, si différents dans la manière de le vivre. Un tour du monde morcelé, une pulsion, une quête.
La vie est trop courte pour ne rien en faire, la Terre est trop vaste pour rester ici. Un fossé entre eux et nous. Un trottoir entre lui et moi.
Sourires et étoiles, contagion. Envie de (re)partir, sans attendre, maintenant, viens, allons ! Vivre les choses, les histoires, ça n’attend pas demain, ça n’attend pas tout à l’heure, une seconde, intention, deux secondes, trop tard, la vie reprend son cours.

(…)

Reste le partage. “C’est adorable”. D’avoir toujours envie.

[Point de chute.]

sans idéaliser

July 28th, 2010 No Comments »

Parfois, je me dis que j’ai un peu raté ma vie. Que j’ai fait ce qu’il fallait pas au moment où il fallait surtout pas, que j’ai pris la fuite quand il fallait foncer, que j’ai dit non quand il fallait dire oui et vice versa, que je n’ai pas couru comme j’aurai dû dans ce putain de couloir de métro suffisamment long pour que le rattraper et lui dire ne me quitte pas, que j’ai pas réussi à articuler trois mots alors qu’il n’attendait que de les entendre, que j’ai trouvé le moyen de m’embarquer pour du camping alors que je déteste ça pour louper un événement dont la ville ne se remet pas, que je n’ai pas contacté les bonnes personnes avant d’arriver et que j’ai pris une baffe à l’égo comme je m’y attendais mais en pire.

Parfois, je me dis qu’il suffit juste de patienter. Que ce n’est pas pour rien que les choses se déroulent ainsi, que c’était de toute façon trop tôt ou trop tard pour cette histoire, que ça t’a donné matière à écrire (un peu) et photographier (beaucoup), que tu as évité de te manger encore plus de murs encore plus crades, que tu aurais fini en cage au lieu d’avoir un super reportage, que tu y as gagné un ami entre les moustiques, que tu as gagné l’ami de l’ami que t’as pas gagné, que tu y as trouvé un nouvel horizon pour démarrer une nouvelle histoire.

Ouais. La vie, c’est comme une boite de chocolat/juste une question de point de vue/un test géant de patience générale.

July 23rd, 2010 No Comments »

mélanger les symboles et les époques, sans faire exprès. bam.

(merci la lecture automatique sur youtube, merci de faire passer inopinément the morceau de radiohead qui me plonge toujours dans une espèce de mélancolie, tu sais, celui pour marcher longtemps dans les rues de cette ville. merci)

j’arrive dans son couloir, tête haute, talons hauts, j’entends la musique qui filtre par sa porte ouverte, je passe la porte, je reconnais, la chanson, son parfum, mélange, mélange, je perds toute contenance intérieurement, je ne laisse rien passer extérieurement, t’aurais pas un truc à bouffer ? histoire de le faire sortir de mon champ de vision et de mon espace vital quelques secondes, le temps de respirer par la fenêtre, phéromones ta gueule, merci un yaourt ça ira, les yeux rivés sur l’écran, répondre difficilement à ses questions, oui ça va, oui c’était bien, trois semaines c’est bien, c’était bien et c’est dur de revenir (et d’être là avec cette chanson putain quelle idée t’as eu tu voulais m’avoir ou quoi ?) oui et toi alors la tournée tout ça c’était bien aussi (sans moi) ?

bon, mettons nous au travail, enlève ton tee-shirt, je veux le voir en entier, on est là pour ça, non ?
lui devant l’objectif, moi derrière le viseur, je switche mon cerveau, mode photographe on, je cadre, je mesure, pas vraiment d’indications, tu sais ce que je veux, tu sais ce que tu veux, vas-y regarde par là (mais pas vers moi pas comme ça please) de toute façon je ne te vois plus, que la lumière, les ombres, tes courbes, vas-y allonge toi, je viens sur toi, clic clac, peu de mots, comme toujours, rien à dire, tu es juste parfaitement photogénique (vous verrez, une vrai couv’ de Têtu).

On range l’appareil, on se rhabille, on va diner, en terrasse, comme au bon vieux temps, comme la toute première fois, mais de l’autre coté de la place, parce que tout a changé désormais.

la bise, et chacun reprend son chemin.

July 22nd, 2010 No Comments »

J’aime quand ça tambourine à l’intérieur, quand ça chauffe par en dedans.
Quand je dois me coucher et fermer les yeux pour arrêter de trop penser.
Quand je change d’humeur toutes les minutes comme change le temps dans cet immense pays.
Quand j’ai soudain deux fois plus de courage parce que tu recules lorsque j’avance.

J’aime les montagnes russes, les bourrasques comme des caresses, les brûlures et les glaçons.
J’aime les autoroutes bien droites dont on ne voit jamais la fin.
Et prendre une sortie à la dernière seconde.