Get Real Get Right

October 4th, 2010 No Comments »

Il suffit de peu.
Un mot, une photo, un souvenir de là-bas, une évocation de toi.

Mes yeux entrent dans l’écran et parcourent les milliers de kilomètres de fibre pour me retrouver anywhere but here.
Puis, un bruit, ou un silence, me ramène ici. Le bureau, le collègue, le son de ses doigts sur le clavier, la lumière rude du néon plafonnier, le ciel gris par la fenêtre, rien d’autre. Rien. Ni autre. “alors le vide encore…alors ailleurs…alors loin…”. Partir.

L’autre soir, monologue intérieur argumentaire. Une liberté qui va se négocier, le Patron ne laisse pas ses ouailles partir comme bon leur semble. T’as rien signé mais t’es condamné à perpétuité.

A l’Ouest ou à l’Est, les Caribous ou les Buddhas, peu importe, larguer les amarres, partir ressentir. “il reste tout à écrire”.

Arrière-saison

September 25th, 2010 No Comments »

[Juillet-Août]

C’est un parfum entêtant qui ne me quitte que lorsqu’il me quitte.
Chaque effluve ramène précisément un souvenir flou.
Une longue émotion ou une courte étreinte, perdues à jamais, par ma faute, par sa faute, ce n’est pas lui, ce n’est pas toi !

Feel it, tout près, si près, envie de craquer, silence admis et non-regards, les gestes se croisent sans ambiguïté.

(…)

How sweet it must be to be loved by you.
Un an plus tard, même endroit, même lieu, même chanson, tout a changé.
Fausse complicité, distance, distance, peurs de merde, ignore him, absorbe others, le temps passe, les phéromones restent.

“fear to disappear, fear to change as well”

(…)

L’herbe n’est pas plus verte ailleurs, mais l’air peut y être plus frais.
Partir, sans repères ni habitudes ni domicile, à peine un refuge… on se refait. non, ça ne change rien, ça ne me change en rien, mais changer les personnes, si, ça change tout, culpabilité zéro.

J’ai déjà oublié tous les détails de l’avant, et une bonne partie de ce qui est prévu après.
L’esprit parti, le coeur ailleurs, je vais finir par être en retard de moi-même !

————————

[Septembre]

4 ans après, retourner dans ce café, rien qu’en pensée, weird.
Des ponts ont coulé sous l’eau depuis, mais il reste une épine dans la botte de paille, un goût d’in-fini.
Si ce jour devait être aujourd’hui, je ne te laisserais pas partir, ou plutôt je partirais avec toi, car je n’ai plus de “favourite place” dans cette ville, comme je viens de m’en rendre compte lorsqu’il me l’a demandé.

i’m not there, mais je ne suis plus ici non plus, je ne suis pas vraiment revenue.

(…)

Un peu déçue.
De n’être plus sur la liste.
D’avoir oublié quelques paroles.

Un peu triste.
Qu’il y ait toujours une table de bar
ou un mètre de trottoir entre nous.

(…)

Je le regarde - – - – .
Je (re)connais ses traits, son costume, son allure, ses gestes.

Je le regarde - – - – .
C’est la même personne, mais pas le même personnage.

C’était avant, autrefois, - – - – , à l’aube des possibles.
“C’est bien que vous soyez restés en relation !
- Oui… C’est ça être adulte, non ?”

(…)

Ce souffle froid, que j’insuffle, que tu ne contournes pas, torts partagés, balle au centre.

Si semblables, une vibration, des étincelles ; si distants, trois pas en avant, pas de retour en arrière.

Sometimes, you get what you need

August 19th, 2010 No Comments »

Non, cette fois, je ne rêve pas (et ce n’est pas mon cerveau qui me joue un vilain tour), j’entends bien une chanson triste, une reprise au violon jazz qui plus est, au beau milieu de cette librairie du Marais. Inhale, exhale.

Trois minutes plus tard.

Ta main sur ma manche, comme en territoire conquis, mais c’est toi qui a déserté ne l’oublie pas, il y aura toujours deux verres et une table entre nous désormais.

Retourner dans ce café, qui fut le départ d’une soirée épique et chamboulante, et le point de chute de plusieurs autres. déjà quatre couches de souvenirs en un peu plus d’un an. Spinning wheel.

Face à face mais pas les yeux dans les yeux, sans témoins pour une fois, son regard dévisageur et ses mots rares mais toujours choisis, “tu n’as pas changé”, toi non plus apparemment, éviter tout contact avec ce fantôme volontaire.

Pourquoi est-on là ? Pour se rassurer sur le temps qui passe trop vite ? se remémorer the good old times ? tu vois bien qu’on n’a plus rien à se dire, déjà qu’on n’avait pas grand chose en commun, hormis ce gouffre affamé qu’on remplissait de n’importe quoi n’importe comment.

“On se revoit dans un an ?” Ou pas.

If a bird can’t fly, it walks.

August 18th, 2010 1 Comment »

Cher Cerveau,

Comme tu le sais, je suis déjà assez douée de moi-même pour aller remuer la poussière consciemment et volontairement et ainsi me mettre dans des états pas croyables dont tu peines à me sortir. Donc ce serait fort aimable de ta part de cesser de t’amuser avec mon inconscient en m’envoyant en boucle des chansons tristes alors que je ne suis PAS triste. Parce que, bon, s’pas cool, quoi.
D’autant plus que si tu as un message à faire passer, vas-y franchement au lieu de tenter la méthode subliminale : ça ne marche PAS ! Tu le sais, on a déjà du mal à communiquer toi et moi, pourtant il me semblait qu’on venait juste de trouver un terrain d’entente, comme deux adultes qui discutent posément et qui se respectent et tout.
Mais quand, en plus, tu tentes d’insinuer ses mêmes chansons dans mes rêves, là je trouve que c’est carrément pas gentil du tout du tout, alors que j’ai fait beaucoup d’efforts pour t’écouter, justement, que je croyais enfin t’avoir compris, bam, tu te fous de ma gueule jusque dans mon sommeil et je trouve ça pas sympa du tout. Alors t’arrêtes, là, steup.

Merci, bisou, bisou.

CQFD

August 16th, 2010 1 Comment »

misstic-heureuses