[Juillet-Août]
C’est un parfum entêtant qui ne me quitte que lorsqu’il me quitte.
Chaque effluve ramène précisément un souvenir flou.
Une longue émotion ou une courte étreinte, perdues à jamais, par ma faute, par sa faute, ce n’est pas lui, ce n’est pas toi !
Feel it, tout près, si près, envie de craquer, silence admis et non-regards, les gestes se croisent sans ambiguïté.
(…)
How sweet it must be to be loved by you.
Un an plus tard, même endroit, même lieu, même chanson, tout a changé.
Fausse complicité, distance, distance, peurs de merde, ignore him, absorbe others, le temps passe, les phéromones restent.
“fear to disappear, fear to change as well”
(…)
L’herbe n’est pas plus verte ailleurs, mais l’air peut y être plus frais.
Partir, sans repères ni habitudes ni domicile, à peine un refuge… on se refait. non, ça ne change rien, ça ne me change en rien, mais changer les personnes, si, ça change tout, culpabilité zéro.
J’ai déjà oublié tous les détails de l’avant, et une bonne partie de ce qui est prévu après.
L’esprit parti, le coeur ailleurs, je vais finir par être en retard de moi-même !
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[Septembre]
4 ans après, retourner dans ce café, rien qu’en pensée, weird.
Des ponts ont coulé sous l’eau depuis, mais il reste une épine dans la botte de paille, un goût d’in-fini.
Si ce jour devait être aujourd’hui, je ne te laisserais pas partir, ou plutôt je partirais avec toi, car je n’ai plus de “favourite place” dans cette ville, comme je viens de m’en rendre compte lorsqu’il me l’a demandé.
i’m not there, mais je ne suis plus ici non plus, je ne suis pas vraiment revenue.
(…)
Un peu déçue.
De n’être plus sur la liste.
D’avoir oublié quelques paroles.
Un peu triste.
Qu’il y ait toujours une table de bar
ou un mètre de trottoir entre nous.
(…)
Je le regarde - – - – .
Je (re)connais ses traits, son costume, son allure, ses gestes.
Je le regarde - – - – .
C’est la même personne, mais pas le même personnage.
C’était avant, autrefois, - – - – , à l’aube des possibles.
“C’est bien que vous soyez restés en relation !
- Oui… C’est ça être adulte, non ?”
(…)
Ce souffle froid, que j’insuffle, que tu ne contournes pas, torts partagés, balle au centre.
Si semblables, une vibration, des étincelles ; si distants, trois pas en avant, pas de retour en arrière.