Réaliser que, dans trois jours, je serai, pour la première fois depuis plus de dix ans, sans domicile fixe. Plus d’attaches, plus de trousseau de clés, plus de loyer à payer, plus de boite aux lettres, plus de factures, plus d’étagères remplies de bouquins, plus de piles de magazines éparpillés partout, plus de poubelles à descendre, plus de voisins portugais aussi bruyants que détestables.

L’appartement résonne vide, les cartons pleins côtoient les meubles déserts, les 3 tonnes de déchets à jeter/recycler jonchent chaque coin de sol restant, les archives sont archivées, les consignes données, encore quelques rendez-vous-résiliations-mise-au-point, encore quelques heures de présence au bureau, et ce sera bel et bien over.

Y penser sans y penser : à l’issue de ces trois ans loin à l’Ouest, deux solutions se présenteront: continuer, jusqu’à plus soif et manque d’attaches, ou bien revenir, mêmes joueurs jouent encore, probablement prendre une colocation, le temps de trouver où me poser là où je me sentirai bien, là où j’aurai envie de voir, revoir ou recevoir ceux que j’aime, là où je meublerai un espace vierge, en repartant presque de zéro, là où je finirai par adopter un chaton, ultime attache par excellence, (et certainement pas faire des bébés).
On verra.

Ah, et puis, je ne sais pas si je vais vraiment le tenir, ce nouveau blog, tellement je ne sais plus écrire, la preuve, j’ai tout piqué à toi encore une fois, promis c’est la dernière, c’était juste un hommage, je pensais à ton départ, il y a si longtemps, une autre vie.

Finalement, c’était pas si difficile. Oui, on dirait bien un tournant.

Leave a Reply

XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>