mélanger les symboles et les époques, sans faire exprès. bam.
(merci la lecture automatique sur youtube, merci de faire passer inopinément the morceau de radiohead qui me plonge toujours dans une espèce de mélancolie, tu sais, celui pour marcher longtemps dans les rues de cette ville. merci)
j’arrive dans son couloir, tête haute, talons hauts, j’entends la musique qui filtre par sa porte ouverte, je passe la porte, je reconnais, la chanson, son parfum, mélange, mélange, je perds toute contenance intérieurement, je ne laisse rien passer extérieurement, t’aurais pas un truc à bouffer ? histoire de le faire sortir de mon champ de vision et de mon espace vital quelques secondes, le temps de respirer par la fenêtre, phéromones ta gueule, merci un yaourt ça ira, les yeux rivés sur l’écran, répondre difficilement à ses questions, oui ça va, oui c’était bien, trois semaines c’est bien, c’était bien et c’est dur de revenir (et d’être là avec cette chanson putain quelle idée t’as eu tu voulais m’avoir ou quoi ?) oui et toi alors la tournée tout ça c’était bien aussi (sans moi) ?
bon, mettons nous au travail, enlève ton tee-shirt, je veux le voir en entier, on est là pour ça, non ?
lui devant l’objectif, moi derrière le viseur, je switche mon cerveau, mode photographe on, je cadre, je mesure, pas vraiment d’indications, tu sais ce que je veux, tu sais ce que tu veux, vas-y regarde par là (mais pas vers moi pas comme ça please) de toute façon je ne te vois plus, que la lumière, les ombres, tes courbes, vas-y allonge toi, je viens sur toi, clic clac, peu de mots, comme toujours, rien à dire, tu es juste parfaitement photogénique (vous verrez, une vrai couv’ de Têtu).
On range l’appareil, on se rhabille, on va diner, en terrasse, comme au bon vieux temps, comme la toute première fois, mais de l’autre coté de la place, parce que tout a changé désormais.
la bise, et chacun reprend son chemin.