Archive for July, 2010

sans idéaliser

Wednesday, July 28th, 2010

Parfois, je me dis que j’ai un peu raté ma vie. Que j’ai fait ce qu’il fallait pas au moment où il fallait surtout pas, que j’ai pris la fuite quand il fallait foncer, que j’ai dit non quand il fallait dire oui et vice versa, que je n’ai pas couru comme j’aurai dû dans ce putain de couloir de métro suffisamment long pour que le rattraper et lui dire ne me quitte pas, que j’ai pas réussi à articuler trois mots alors qu’il n’attendait que de les entendre, que j’ai trouvé le moyen de m’embarquer pour du camping alors que je déteste ça pour louper un événement dont la ville ne se remet pas, que je n’ai pas contacté les bonnes personnes avant d’arriver et que j’ai pris une baffe à l’égo comme je m’y attendais mais en pire.

Parfois, je me dis qu’il suffit juste de patienter. Que ce n’est pas pour rien que les choses se déroulent ainsi, que c’était de toute façon trop tôt ou trop tard pour cette histoire, que ça t’a donné matière à écrire (un peu) et photographier (beaucoup), que tu as évité de te manger encore plus de murs encore plus crades, que tu aurais fini en cage au lieu d’avoir un super reportage, que tu y as gagné un ami entre les moustiques, que tu as gagné l’ami de l’ami que t’as pas gagné, que tu y as trouvé un nouvel horizon pour démarrer une nouvelle histoire.

Ouais. La vie, c’est comme une boite de chocolat/juste une question de point de vue/un test géant de patience générale.

Friday, July 23rd, 2010

mélanger les symboles et les époques, sans faire exprès. bam.

(merci la lecture automatique sur youtube, merci de faire passer inopinément the morceau de radiohead qui me plonge toujours dans une espèce de mélancolie, tu sais, celui pour marcher longtemps dans les rues de cette ville. merci)

j’arrive dans son couloir, tête haute, talons hauts, j’entends la musique qui filtre par sa porte ouverte, je passe la porte, je reconnais, la chanson, son parfum, mélange, mélange, je perds toute contenance intérieurement, je ne laisse rien passer extérieurement, t’aurais pas un truc à bouffer ? histoire de le faire sortir de mon champ de vision et de mon espace vital quelques secondes, le temps de respirer par la fenêtre, phéromones ta gueule, merci un yaourt ça ira, les yeux rivés sur l’écran, répondre difficilement à ses questions, oui ça va, oui c’était bien, trois semaines c’est bien, c’était bien et c’est dur de revenir (et d’être là avec cette chanson putain quelle idée t’as eu tu voulais m’avoir ou quoi ?) oui et toi alors la tournée tout ça c’était bien aussi (sans moi) ?

bon, mettons nous au travail, enlève ton tee-shirt, je veux le voir en entier, on est là pour ça, non ?
lui devant l’objectif, moi derrière le viseur, je switche mon cerveau, mode photographe on, je cadre, je mesure, pas vraiment d’indications, tu sais ce que je veux, tu sais ce que tu veux, vas-y regarde par là (mais pas vers moi pas comme ça please) de toute façon je ne te vois plus, que la lumière, les ombres, tes courbes, vas-y allonge toi, je viens sur toi, clic clac, peu de mots, comme toujours, rien à dire, tu es juste parfaitement photogénique (vous verrez, une vrai couv’ de Têtu).

On range l’appareil, on se rhabille, on va diner, en terrasse, comme au bon vieux temps, comme la toute première fois, mais de l’autre coté de la place, parce que tout a changé désormais.

la bise, et chacun reprend son chemin.

Thursday, July 22nd, 2010

J’aime quand ça tambourine à l’intérieur, quand ça chauffe par en dedans.
Quand je dois me coucher et fermer les yeux pour arrêter de trop penser.
Quand je change d’humeur toutes les minutes comme change le temps dans cet immense pays.
Quand j’ai soudain deux fois plus de courage parce que tu recules lorsque j’avance.

J’aime les montagnes russes, les bourrasques comme des caresses, les brûlures et les glaçons.
J’aime les autoroutes bien droites dont on ne voit jamais la fin.
Et prendre une sortie à la dernière seconde.

grosso modo

Tuesday, July 20th, 2010

Peut-être que lorsque j’aurai trié mes 995 photos* je vous pondrais un compte rendu en bonne et due forme mais c’est pas gagné.
Alors, comme elle résume mieux que moi… :

http://sskizo.net/2010/06/22/prioritypass/

http://sskizo.net/2010/03/24/justbreathe/

http://sskizo.net/2010/03/12/grassisgreener/

La morale de l’histoire :

“paris i love you, but you’re bringing me down.”

C.Q.F.D.

*rdv le 03/08 pour les panamiens permanents ou de passage (ceci EST un message subliminal)

Les conséquences des conséquences des conséquences

Friday, July 16th, 2010

Si on me demande “Où vous voyez-vous dans cinq ans ?”, je répondrais “je n’en sais rien (et c’est tant mieux ainsi)”.
L’impermanence est bien la seule constante de la vie. J’adore autant que je hais ses surprises.

Personne n’aurait pu prédire qu’une séance photo et un concert de Massive Attack (deux événements distincts qui n’ont a priori aucun lien entre eux) mèneraient ma vie où elle en est aujourd’hui ; et où elle sera dans quelques mois.

De clic en clic, tout le monde se relie. Il fallait surement en passer par “tout ça” pour en arriver “là(-bas)”.
Paris est un village. Trop étriqué, étouffant, étroit. Trop petit pour nos deux souvenirs.

Un nouvel horizon, un nouveau continent. Tout à (re)faire.
Import/export.

canada-montreal-centreville
Centre ville de Montréal, juin 2010.