Train-train, boulot, dodo, une semaine comme une longue journée, entrecoupée de souvenirs, de flashes, d’espoirs, de rêves, de fantasmes, de bouffées.

Clic-clac, suivant, c’est bon, j’ai fini, je veux partir, je veux rentrer, je veux sortir, ne pas s’endormir, surtout pas, tu pourrais ne pas vouloir te réveiller.

I might be wrong, mais je crois qu’il me rend la monnaie de sa pièce, en fait ; lèvres brulantes, coeur glacé, tu aurais mieux fait de partir.

Encore une sirène, encore un réveil, quel jour est-on ? Marcher, dans le froid et le vent, la tête haute, les talons qui claquent, déambuler, j’ai le droit d’être là, même si je serais mieux ailleurs, plus à l’Est.

Vivement ce soir, pour faire comme si, comme si tout était normal alors que tout est craqué, et demain soir, sans eux, quelle idiote, tant pis, et tant mieux, pour elle.

Penser à elle, justement, et à tous nos Monstres qui rôdent encore dans nos placards. Tu dois vivre pour toi, égoïste, et pas pour eux, même vieux.

Comme une lumière de bords de mer en pleine terre, douce et délicate, qui caresse les contours des maisons banales ; et le soir, noir, sous la pluie, transie, marcher sur les pavés, respirer, respirer.

[20091211]

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