Si difficile à expliquer, si difficile à comprendre. [...] Revenir à l’essentiel, à ce qui me fait vibrer, ne retenir que ce qui compte vraiment. Mes rencontres nocturnes, éphémères, mes rencontres tout court. Etre là, simplement, défait de tout.
[...]
Et maintenant dans cette prison, cette prison dont je suis le seul à posséder les clés. Ce passé rassurant et douloureux est là, toujours, aussi éphémère que mes nuits. Si loin cette nuque, ce paradis entre l’oreille et l’épaule. Je ne demande rien d’autre que de dormir une dernière fois là où la vie était si tendre, si douce. Une dernière fois le rêve avant de m’évanouir dans ce réel si froid. [...] Je n’ai jamais autant rencontré de gens. Je ne suis jamais autant sorti, je n’ai jamais autant fais la fête, je n’ai jamais autant bu, je n’ai jamais autant rigolé, autant pleuré, autant photographié, autant écrit, je n’ai jamais été si entouré, je n’ai jamais été si seul qu’au cours de cette année.
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Même perdu, incapable de trouver ma route, doutant de mes choix, blessé par ces souvenirs si beaux et douloureux, je continue, je reste debout, je crois en ceux qui m’entourent, je crois en ces cicatrices qui me donnent la force de toucher au vrai. Le doute me nourrit et m’améliore.
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