23h56
“Ca ne me dérange pas. C’est un nom tellement ordinaire. Il m’arrive même d’avoir envie de l’oublier. Mais son propre nom, ça n’est pas facile de l’oublier. Alors que celui des gens dont je veux me souvenir, j’y arrive très facilement.”
03h07
Elle désire continuer à dormir indéfiniment dans une douces obscurité emplie de fantasmes, évacuant la réalité du monde, telle quelle se présente là.
04h38
“Je pense que j’ai pris mon temps pour construire mon monde petit à petit. Et ça me rassure quand je m’y retrouve seule. Mais le fait même que je sois obligée de construire un monde de ce genre, ce la signifie que je suis un être humain faible, fragile. Et ce monde, vu de l’extérieur, il est minuscule. Un peu comme une maison en carton qui s’envole au premier coup de vent.”
Le passage de la nuit, MURAKAMI Haruki
Merci Thomas !