je crois que j’ai fait un bête transfert. Comme lui avant moi sur son ex.
parce que là, [...], ça brûle à l’intérieur. comme une douleur sourde qui se réveille après quelques mois de rémission. tu es mon cancer, [...], même si toi n’existe plus à présent. je suis comme ça, obsessionnelle, toujours.
je me persuade que je suis maudite, et pourtant, à chaque histoire, je sais bien que non, c’est juste une question de moment, qu’il n’est pas maintenant. je ne renonce pas, mais je n’attends plus.
comme si cette nuit n’avait été qu’un long rêve entrecoupé de brefs éveils pour écouter la pluie battre les carreaux. quelques heures plus tard, après ton départ, seul ton parfum-phéromones m’assure que oui tu étais bien là, au creux de moi, instants si brefs, ton intense regard et ton absence de sourire ne trompent pas, tu es mille fois plus fatigué que moi et tu te prépares à pire, bon sang je ne voudrais pas de ta vie.
Se faire littéralement sauter dessus, c’est charmant, c’est troublant, un peu flippant, ces propositions, c’est indécent, pourquoi toutes et tous en même temps, où étiez vous l’an précédent ?
Papillonner d’un groupe à l’autre, ne pas se poser, ne pas s’arrêter, surtout pas, tu finirais par t’écrouler, qu’allais tu faire dans cette galère ?
A Couronnes, je n’ai pas revu la petite souris qui vit sous le distributeur de cochonneries du quai de la ligne 2. Mais l’Incompréhension me sourit d’en face, et cela me suffit pour accompagner ma nuit.
enfin, la nuit ! Celle qui est noire et humide et froide, qui fait courber les épaules, mettre les poings dans les poches, celle avec une lune vêtue de brume verte, des trottoirs aux étoiles rousses, pour marcher et photographier, sans se perdre, pour s’y perdre. depuis quand n’ai-je pas avancé pour penser ?
La veille, une question qui tue, intriguée, impatiente, pourquoi moi, pourquoi maintenant, pour un lien, mais pas des menottes, à quelqu’un qui chérit tant sa liberté, accepter, d’essayer, se réapprivoiser.
Et puis ces images, animales et violentes, ah tu as su trouver les mots, justes, je pense déjà aux aspects technico-esthétiques, et puis sortir de sa zone de confort, cher professeur, encore, et encore…
Etre là, et hors de moi, faire comme si, faire comme ça, qui suis je, où vais-je, tu es trop jolie, j’ai juste perdu cinq kilos en cinq mois, merci julien, et changé de crémerie.
Y a t’il vraiment une différence entre avant-hier, hier et aujourd’hui (hormis l’absence de sens-ations) ? en fait, non, juste un peu de poudre aux yeux, de gloss aux lèvres, d’artifices mouillés et de superflus réchauffés.
Envie de laisser les volets fermés jusqu’au printemps, de gouter [...], de respirer [...], de cramer le paquet de clopes avant le petit-déj, se laisser porter, emporter, ne plus réfléchir, ne plus décider, ne plus choisir, juste suivre, ressentir, s’évanouir.
traces de toi, tu es si loin de tout ça, sur tes traces à toi, ou presque, commentaires entre parenthèses, [...], chacun sa route, chacun son chemin.
“(confidence)
je me sens bien. mais tu me manques. merde, tu ne peux pas imaginer à quel point tu me manques.”
ton visage illuminé, petit ange, d’un sourire, qui n’a pas changé.
[20091107]