Archive for June, 2009

See & Feel

Tuesday, June 9th, 2009

Conjurer le sort, attendre 20 minutes, se déguiser, marcher, marcher, faire un petit tour et puis s’en vont, marcher, marcher, une terrasse, 22 euros et 80 cents, une salle de sport, des t-shirts roses, le lancer de sacs à main, des hommes partout, tenter le tout pour le tout, croiser les cercles, des jolies filles, des inconnus et des reconnus, vodka carambar, lâcher prise et laisser faire.

Alecs

Julien J.

Raphaëlle

Thomas

Agnès

Julien G.

Manuel

Et ça n’était que le milieu de soirée…
Car certains morceaux de vie ne se photographient pas, ils se vivent, tout simplement.

D’autres images plus tard et ailleurs.

each wave that breaks

Thursday, June 4th, 2009

Certains poisons sont comme un cancer qui se tapit dans l’ombre lors d’une rémission, et qui vous saute à la gueule lorsque vous pensiez en être définitivement débarrassé.

“oh if I choose to stay so silent,
oh if I choose to stay away…”

Ils ont le goût de l’herbe verte, celle qui ravale la gorge à chaque lampée.
Ils ont la couleur du ciel d’un dimanche matin avant le lever du soleil.
Ils ont la voix grave d’un rire plaqué contre une porte à l’autre bout de la pièce.
Ils otn la chaleur d’un creux de manteau masculin enveloppé de douceur candide.
Ils ont le parfum des regrets amers de l’inaccessible auxquels il ne faut jamais dire “plus jamais”.

… it’s because it makes me sick,
to look back at the old days.”


photo (c) Gaël Turpo

[20090531]

sometimes terrible things happen quite naturally

Tuesday, June 2nd, 2009

palpite, palpite, mains chaudes, corps bouillant, la nuit sera courte et le sommeil long.

la faute à la canicule, tu sais, ces trucs, c’est pas pour nous, pourtant, pourtant, du coin du regard, qui s’attarde une demi seconde, la connivence, les sourires, c’est cool.

matino. se reconnecter à la réalité, métro-boulot-photo, après un weekend comme des vacances, boire, jouer, manger, boire, écouter, regarder, boire, partager, longs silences non gênés.

ne pas chercher plus, plus loin, plus fort. apprécier les moments simples. point.

Douze heures plus tôt :

“tu penses que tu y retourneras un jour ?
- non.
- faut jamais dire jamais, tu sais.
- …”

la barrière change soudain de coté, joker, quelques questions, quelques indices, n’insiste pas, gorge nouée, tu peux surmonter, merde, les six meilleures années de ta vie.

Neuf heures plus tard :

toujours un gouffre, une table, un cendrier, un écran, verre fumé, se protéger, le protéger.


[20090525]