Rêver d’un frigo qui ne se vide jamais au lieu d’aller faire ses courses, ou rêver de charmantes colocataires au lieu d’un grand vide poussiéreux, ça n’est pas donné à tout le monde.
Dormir. Encore. Un peu.
Une heure plus tard, dans le métro, sortir son Cosmo, même pas peur.
Au bout de trois heures, le cerveau déconnecte, overloadé d’attention au danger.
La logique du raisonnement voudrait que j’arrête de travailler tant il s’avère désormais que je mets ma vie dans l’illégalité/en jeu à chaque sortie. Sauf que c’est vachement plus marrant de se balader sans harnais à 50 mètres de haut que de rester le cul vissé au siège à attendre que l’écran d’ordinateur annonce une bonne nouvelle.
Au fond de la salle près du radiateur, fermer les paupières, juste une micro-seconde…
Douze heures plus tôt, un tartare et un moelleux discourent de l’ergonomie comparée Canon / Nikon. Mise en abime, photographer photographing photographer.
Ambiance tamisée pour pousser à la consommation, vas-y fais comme chez toi fais moi du pied.
Plus tard, sur le trottoir, clope, briquet, inhale, exhale, tiens, c’est à c’t'heure que vous arrivez ? et toi, à c’t'heure que tu pars ? Fatigue, sommeil, tout ça, tout ça.
“Petit incident deviendra grand”, non la blogosphère n’a pas changé en cinq ans, Santa Barbara nous y revoilà, tu sais bien qu’elle n’est qu’un reflet de la réalité exacerbée exaspérée.
Il fait froid, j’te raccompagne ? voilà le bus, tu veux que je te réchauffe ? non merci, deux bises et rentre bien.
Ne pas se retourner, surtout pas.
Deux soirs de suite, laisser passer sa chance, not so usual to me, là non vraiment, pas la tête à ça, mains trop chaudes et coeur trop froid.
Tu auras l’occasion de te rattraper, n’est-ce pas ?

[20090305]

