Cumuler les heures supp’ de non-sommeil, just for fun, on ne vit qu’une fois, je dormirais quand je serais vieille.
Ne pas prendre le temps de décharger les clichés de la carte mémoire, ni même de les regarder, ne pas prendre la peine de viser, tu n’aimes pas ta tronche ? tant pis ! Je te ferais beau rien que pour mes yeux parce que nous le valons bien.
Je vais finir par croire que la fatigue peut rendre saoul(e) vu le nombre de conneries que je dis et les bêtises que l’on pourrait faire. Mais non, tout va bien ne t’en fais pas, il reste toujours un sursaut de fierté/d’humanité pour ne pas se jeter comme des bêtes sur ces corps perdus à un carrefour de nuit ou une correspondance de métro.
Le stylo trace les mots sur le papier comme un électroencéphalogramme dessine l’activité cérébrale d’un dormeur possédé.
La ligne chavire, les lettres s’aplatissent, et ça finit par devenir incompréhensible, illisible, absurde, aberrant, bref, du grand n’importe quoi ™.
Mais tu aimes bien ça, non ?
métro romain, 5 mars 2006
[20090304]