Se jeter dans le travail, même bénévole, mais oublier son cerveau au pays de Morphée, dont les tendres bras sont terriblement addictifs.
Croiser son idole cinématographique dans le hall de l’immeuble en allant promener le chien, monter chez soi, trouver un appart évidé.
“Mais où sont toutes mes affaires ?
- Il fallait payer le loyer !”
Non mais je rêve.

Dans le lointain, une alarme s’est enclenchée et se rapproche. Sirène, hurle moins fort ! Et puis il ne fait pas encore jour.
Se lever, se doucher, se recoucher, se relever.

Mettre un pied devant l’autre, lancer la routine, avancer les yeux fermés pour glaner quelques secondes.
Le manque de stress et/ou de motivation ne donne pas la claque nécessaire à déclencher le shoot d’adrénaline qui lancera la mécanique.

S’engouffrer dans le froid, la pluie, le vent, le métro, patauger entre deux eaux.
Mais qu’est-ce que je fous là ?
S’engouffrer…

Regarder le ciel. Marcher.
Dans l’attente impatiente du Mâle Illustrateur, tourner en round. J’aime pas attendre.
Ne pas penser, surtout pas. Les nuages filent un mauvais coton. “Il va y avoir une tempête”.

Enfin, après la pizza Marianne épanchée, la peau ambré, la barbe fine, la nuque chaude.
Clic-clac, lumière aveuglante, oui vas-y, comme ça c’est bien, ne bouge plus, pose ça, viens contre moi.

Fuir ou combattre ? Ailleurs ou maintenant ? “Tout est question d’équilibre”.

Sa bienheureuse chevelure entre mes mains gourmandes, le velours de sa peau livrée à la fleur de mes doigts.
Maitresse, donne encore de tes caresses.

Mains chaudes, coeur froid, tu ferais mieux de partir.

[20090303]

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