Se lancer dans le grand bain, sans perche, sans faire valoir.
Entrer, oui, non, peut-être.
“Mademoiselle, vous avez perdu quelque chose.
- ah ?
- oui, vous avez perdu votre sourire.
- non, ne vous inquiétez pas, je vais le retrouver !”
Hésiter. Téléphoner.
Dans une heure ? hmmm, changement de plan, sortie de secours.
Trois stations plus loin, la bande casse une graine au grand air.
Présentations, félicitations, non ne rougis pas, et si on faisait quelque chose ensemble ? ah mais oui mais oui !
“Et sinon, tu fais quoi dans la vie ?
- de la photo, aussi.”
Entrer, merci pour la 16′, s’installer, choisir le meilleur angle, préparer les réglages, écouter, observer.
“Sautillements et platitudes”, clic-clac, tempo, tant pis, lalalalaaaaa, “chanter pour t’oublier”.
De l’Imprévu à l’International, il y a suffisamment de stations pour re-stresser.
Autre lieu, autre ambiance. Mais où est-il donc ?
“Ah tu es là, je t’ai cherchée partout !
- normal, je viens d’arriver.
- tu vois ce gars sur scène ? c’est mon poulain et je l’a-do-re !
- ça ne m’étonnes pas, il te ressemble (en cent fois pire) !”
Groupies en folies, flot de mots, sombre et moite. Trois petits clichés et puis s’en vont.
Il est trop tôt, retour à Belleville, pour l’aftershow.
La bière et la clope ça réchauffe, c’est bien connu.
Un mot manuscrit qui circule “je n’ose pas faire le premier pas…”, c’est pas gentil de se moquer.
“heu, c’est toi la photographe ?
- oui mademoiselle.
- j’aurais besoin de tes conseils…
- (tout ce que tu veux pour tes beaux yeux)
Sentir quand c’est le moment, oui là maintenant, bye bye.
Ou pas. Et décrocher la lune, ou presque.
Donner encore son numéro, ne pas mélanger business et plaisir, oui, non, on verra.
Ne souris pas trop, on pourrait croire que tu/tout vas bien.
“i’m orange, today…”
[20090227]