Les talons claquent sur le pavé, bruitage sonore que se renvoient les murs en dolby surround comme en écho à un certain vide intérieur.
Y aller ou pas n’est plus une question quand on n’a plus peur du grand bain.
Parler de soi, de ses photos, de son boulot, meuble bien la conversation entre deux mousses.
En plus, c’est moi qui ait la plus grosse.
Fais ce que je dis mais pas ce que j’ai fais : donner des conseils techniques quand on est du genre intuitif, c’est un peu le monde à l’envers.
/ Au fait, Julien te passe le bonjour, parce que bien sûr le monde est tout petit. /
Si petit, d’ailleurs, cette ruelle, tu la connais, même si tu n’y vas pas souvent, tu as déjà deux couches de vie à y placarder. Mojitos and music.
L’avantage du surplus de fatigue, c’est que ça permet de ne pas penser à ce qu’on en doit pas penser, et (donc) ne pas mettre deux heures à s’endormir parce qu’on ne se retourne pas cinquante fois sur ses quatre cotés en imaginant le plus invraisemblable digne de faire carburer un mini générateur d’improbabilité.
Enfin, le noir.
Pourtant, des flashes et des taches de lumière continuent de danser devant les yeux clos comme un feu d’artifice à la maison. Tiens, penser à passer chez l’ophtalmo, ça peut encore servir.
Soit dit en passant, tout cet éparpillement n’empêche nullement les cauchemars de 5h08 du matin, de ceux qui vous filent un frisson de terreur digne de l’époque où l’on avait *vraiment* peur du noir.
Mauvais signe.
[20090305]