s’alanguir dans la baignoire d’eau moussante et brûlante, dilater les bronches, …, inhale, …, exhale, …, flotter, …, “come ride with me”.
une heure plus tard, danser à pieds joints sur le lit, y jeter des draps vierges de toute empreinte, “cos when we bleed we bleed the same”, manquer s’évanouir à l’atterrissage, tiens, penser à manger avant de sortir, “revenge will surely come”.
deux heures plus tard, en haut de l’escalator, ce souffle, les mômes qui piaillent, les jeunes qui ricanent, bon sang toute cette foule c’est pas possible, “last chance to lose control”, quand faut y aller…
quatre heures plus tard, en haut d’un autre escalator, des hommes, des uniformes, la bêtise humaine. Passer près du bar, encore des années et de la fumée envolées, remonter le boulevard, passer devant chez lui, respire, ne décroche pas, “Change everything you are, And everything you were”, admirer les lumières de la ville la nuit, cet air familier, tu crois que ça va te manquer ?

photo (c) Gaël Turpo
[20090226]