Sometimes, you get what you need

August 19th, 2010 No Comments »

Non, cette fois, je ne rêve pas (et ce n’est pas mon cerveau qui me joue un vilain tour), j’entends bien une chanson triste, une reprise au violon jazz qui plus est, au beau milieu de cette librairie du Marais. Inhale, exhale.

Trois minutes plus tard.

Ta main sur ma manche, comme en territoire conquis, mais c’est toi qui a déserté ne l’oublie pas, il y aura toujours deux verres et une table entre nous désormais.

Retourner dans ce café, qui fut le départ d’une soirée épique et chamboulante, et le point de chute de plusieurs autres. déjà quatre couches de souvenirs en un peu plus d’un an. Spinning wheel.

Face à face mais pas les yeux dans les yeux, sans témoins pour une fois, son regard dévisageur et ses mots rares mais toujours choisis, “tu n’as pas changé”, toi non plus apparemment, éviter tout contact avec ce fantôme volontaire.

Pourquoi est-on là ? Pour se rassurer sur le temps qui passe trop vite ? se remémorer the good old times ? tu vois bien qu’on n’a plus rien à se dire, déjà qu’on n’avait pas grand chose en commun, hormis ce gouffre affamé qu’on remplissait de n’importe quoi n’importe comment.

“On se revoit dans un an ?” Ou pas.

If a bird can’t fly, it walks.

August 18th, 2010 1 Comment »

Cher Cerveau,

Comme tu le sais, je suis déjà assez douée de moi-même pour aller remuer la poussière consciemment et volontairement et ainsi me mettre dans des états pas croyables dont tu peines à me sortir. Donc ce serait fort aimable de ta part de cesser de t’amuser avec mon inconscient en m’envoyant en boucle des chansons tristes alors que je ne suis PAS triste. Parce que, bon, s’pas cool, quoi.
D’autant plus que si tu as un message à faire passer, vas-y franchement au lieu de tenter la méthode subliminale : ça ne marche PAS ! Tu le sais, on a déjà du mal à communiquer toi et moi, pourtant il me semblait qu’on venait juste de trouver un terrain d’entente, comme deux adultes qui discutent posément et qui se respectent et tout.
Mais quand, en plus, tu tentes d’insinuer ses mêmes chansons dans mes rêves, là je trouve que c’est carrément pas gentil du tout du tout, alors que j’ai fait beaucoup d’efforts pour t’écouter, justement, que je croyais enfin t’avoir compris, bam, tu te fous de ma gueule jusque dans mon sommeil et je trouve ça pas sympa du tout. Alors t’arrêtes, là, steup.

Merci, bisou, bisou.

CQFD

August 16th, 2010 1 Comment »

misstic-heureuses

Cocktail de soirée #2

August 6th, 2010 No Comments »

- une grenouille
- une robe à petits coeurs
- des tongs bleu turquoise
- du rouge, du rose, du blanc
- du tarama et des pancakes
- la crème des amis
- deux parrains
- à boire, à manger, à écouter, à regarder, à commenter
- par terre on est bien
- un concert qui rocks le salon
- un powerpoint pour rien
- 740 photos
- windaube sept sucks (surtout sur eeePC)
- confidences et quiproquos dans la cuisine-aquarium
- deux grands absents
- une grosse déception
- des compliments
- un gros câlin
- même pas mal au crane
- le mardi c’est permis

Bonus : débriefing à la cool avec les voisins-parrains le surlendemain.

(Vivement la prochaine début décembre, sauf si vous en réclamez une plus tôt ^^ )

August 3rd, 2010 No Comments »

[Point de départ.]

C’est un p’tit bar dans une rue anonyme, une vieille dame au dos courbé qui tient son zinc tous les jours, accompagnée de son chat en laisse trop touffu. Un endroit un peu crade, un peu bordélique, mais il s’y sent chez lui. Un peu dépendant, à vrai dire.
Il la regarde intensément, elle lui raconte sa vie entièrement. Je reconstitue le puzzle photographique. Je souris.

Si semblables dans la volonté de ressentir, si différents dans la manière de le vivre. Un tour du monde morcelé, une pulsion, une quête.
La vie est trop courte pour ne rien en faire, la Terre est trop vaste pour rester ici. Un fossé entre eux et nous. Un trottoir entre lui et moi.
Sourires et étoiles, contagion. Envie de (re)partir, sans attendre, maintenant, viens, allons ! Vivre les choses, les histoires, ça n’attend pas demain, ça n’attend pas tout à l’heure, une seconde, intention, deux secondes, trop tard, la vie reprend son cours.

(…)

Reste le partage. “C’est adorable”. D’avoir toujours envie.

[Point de chute.]